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Exposition Festival Temps d’Images

18/06/2016

En Octobre dernier j’exposais pour la première fois mon premier travail de série. Une série de portraits de photographes en noir et blanc basée sur un court-métrage que j’ai réalisé pour le Nikon Film Festival.

Tout commence donc avec ce court-métrage pour lequel j’ai suivi différents photographes exerçant dans leurs spécialités. Le thème du Nikon Film Festival étant «Je suis un choix», je décide de montrer en quoi la photographie est un choix. Autant des choix de vie, que des choix techniques. Je prends donc la place de l’observateur qui est normalement celle du photographe, afin de lui donner un contre-champ. Et c’est aussi le but de ce court-métrage : rendre hommage à ce métier de l’ombre.

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Par chance «Je suis photographe» rencontre un franc succès et me permet d’obtenir la 81eme place sur plus de mille participations. Fort de cette réussite La Montagne me commande un court métrage sur le Festival International du Court-Métrage de Clermont-Ferrand. Et l’association Sténopé me contacte afin de le projeter durant le Festival Temps d’Images.

Je rencontre donc Christian Villa, membre de l’association Sténopé, qui m’explique qu’ils ont lancé un appel à candidature pour exposer des photographes durant cet événement. Et il me reste deux mois pour réaliser un début de série pour postuler.

Je recontacte les photographes que j’ai filmé et leur demande si je peux réaliser leurs portraits pour ma série. Tous me répondent positivement, et me voilà reparti pour des journées intenses, puisqu’à cette époque je suis aussi en stage en tant qu’assistant photographe pour Jean Charles Belmont. Je finis de justesse 5 portraits pour le dossier de candidature.

Après une longue période d’attente et de délibérations, je fais parti des 7 sélectionnés parmi plus de cinquante dossiers. J’apprends la nouvelle à mon stage, et je réalise ce jour ci le rêve de nombreux jeunes photographes : exposer ses photographies.

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Mais avant d’exposer, il faut que je continue ma série de photo afin d’avoir un nombre suffisant pour remplir les murs de l’Ancienne Chapelle de l’hôpital Général à Clermont-Ferrand aux côtés d’Alain Guillemaud. Je finis de shooter les personnes présentes dans mon court-métrage et je pars a la recherche d’autres styles photographiques et donc d’autres photographes. Ce qui a été difficile et qui le reste c’est de définir des genres de photographie. Par exemple un photographe de presse peut être spécialisé dans la photographie de manifestations, ou bien de rencontres sportives, ou encore de concerts. Il faut choisir ce que je montre ou non comme j’en parle dans le court-métrage. Je fais ma sélection, et je pars les contacter un à un afin de leur proposer de poser pour moi. Quasiment à chaque fois ma proposition est reçue avec curiosité et enthousiasme. Travailler pour un projet qui aboutit à une exposition m’a permis d’avoir un certain crédit auprès des photographes.

Les shootings s’enchaînent, et mes journées sont remplies. Il est difficile d’établir un véritable planning puisque les photographes eux-mêmes sont assez occupés. De plus j’ai un job d’été aux horaires assez contraignantes. Il m’est arrivé de faire des photos la nuit jusqu’à 3h du matin, boire un café avec le photographe dont j’ai fait le portrait, et partir au travail directement. Au fur et à  mesure des shootings, j’essaye de ne pas me laisser submerger par le travail de post-production. Je choisis de travailler les photos en noir et blanc afin d’apporter une unité à la série qui est diverse dans ses techniques utilisées. Finalement je me retrouve a faire les dix derniers portraits a deux semaines de la deadline. Et je me confronte à un problème que je ne connaissais pas vu que je n’imprimais que rarement mes photos. Je tente d’imprimer une photo sur mon imprimante personnelle, et je constate un gros décalage entre mon écran et ce qui est imprimé. Panique. Je savais que mon écran n’était pas étalonné, mais la différence est terrible, et je suis à deux doigts de la crise de panique. J’appelle un collègue plus expérimenté dans ce domaine à la rescousse pour qu’il vienne m’aider. On résout le problème ensemble, et me voilà rassuré pour l’impression.

A l’impression tout se passe bien. Je dois quand même faire un choix concernant le format d’impression. Les cadres qui sont mis à disposition n’ont pas le même ratio que mes photos et je dois recadrer mes photos pour coller à cette contrainte. Encore une fois je dois choisir ce que je ne montre pas. Une fois les vingt photos imprimées, je suis soulagé par la qualité des tirages. Après l’impression, l’encadrement. Chaque photo est logée dans son écrin de verre et de bois. Et après l’encadrement, l’accrochage.

 

Jour-J : Je rentre à la Chapelle, le lieu est immensément blanc. Surprise. Mon professeur de Cinéma Audiovisuel au lycée est là pour m’aider à accrocher les photos. On passe la matinée à décider de l’emplacement de chaque photo afin de créer encore un peu plus de sens à cette exposition. Le rétroprojecteur est mis en place, et mon court métrage prend sa place lui aussi dans l’exposition. Tout est prêt et je suis assez ému de voir autant d’espace dédié à mon travail..

Ensuite vient l’ouverture Festival Temps d’Images, après un vernissage au Centre Camille Claudel. Les premiers visiteurs viennent et passent. Je rencontre aussi différentes classes de collégiens et de lycéens de la région, notamment les élèves de mon ancien professeur de Cinéma Audiovisuel. J’ai du mal à croire que j’étais à leur place il y a pas si longtemps. Je fais de mon mieux pour être le plus disponible et le plus clair possible concernant leurs questions. Même si je ne suis pas à l’aise en public, je joue le jeu. Je participe à la conférence de la SAIF concernant les droits d’auteurs et je réponds aux questions de la presse (Interviews FR3 et Mouv’). Tout se passe très vite, et l’exposition se termine bien plus rapidement qu’elle n’a commencé.

La série «Je suis Photographe» n’est que la soustraction de ce que je ne montre pas, et beaucoup de choses ne sont pas montrées. Certains shootings n’ont pas aboutis, certaines idées ont été abandonnées. Aujourd’hui, la série «Je suis Photographe» est exposée à la Librairie les Volcans à Clermont-Ferrand du 31 mai au 21 juin. C’était et c’est une belle expérience à vivre que d’exposer ses photos. Je profite de cet article pour remercier encore une fois tout les photographes, ainsi que l’association Sténopé qui ont permis à cette série de voir le jour :

Anthony Al Fakher | Benjamin Cherasse | Jean-Charles Belmont | Fanny Reynaud | Hervé Struck | Jean-Michel Gueugnot | Jonathan Martinez | Ludovic Combe | Julien Mignot | Kaourik Breton | Manon Saby | Marielsa Niels | Marion Sciuto | Nicolas Roger | Patrice Dhumes |Philippe Grand |Boutique Photoplus | Pierre Reinhard | Rafael Coutinho | Yann Cabello

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