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Rome

15/05/2019

Fin mai 2018, je suis parti à Rome pour un week-end prolongé de cinq jours. Je ne vais pas vous énumérer les lieux touristiques dans lesquels je suis allé ici. Ça n’a pas grand intérêt, il suffit d’ouvrir un guide quelconque sur la ville pour les trouver. Dans cet article, nous allons parler de la photo de rue. Je suis parti avec le même Pentax P50 que pour la Croatie. Cette fois ci par contre j’avais emporté avec moi en plus du 50mm un 28mm fraîchement acheté à une connaissance. Par contre je n’ai toujours pas pris en compte deux erreurs du passé : acheter une pellicule plus rapide, et faire des scans aux labos d’où, encore une fois, la piètre qualité des images présentées ici. Comme je l’ai dit dans l’article pour la Croatie, je pensais les scanner avec l’Imacon disponible au studio photo où je travaillais.

Bref, au cours de ces cinq jours je shoote seulement deux pellicules, 62 photos donc. Beaucoup de loupées, mais ça fait parti du jeu. Il faut bien souvent prendre des photos loupées pour arriver enfin à une bonne image. En photographie de rue, l’exercice est d’avoir des anticipations heureuses. Il faut arriver à prédire des situations intéressantes et harmonieuses. Et être réactif du coup. Pour cela, j’utilise mon Pentax P50 en mode priorité ouverture pour garder une consistance sur ma profondeur de champs. Je ferme le diaphragme à f/11 en pleine journée et je positionne la mise au point à peu près 1m50. Ce qui fait que mon image est censée être nette de 3 mètres à 0,7 mètres. Comme la plupart des scènes que je photographie au 28mm. Si jamais je prends un « paysage » en photo, je déplace la mise au point vers l’infini. Et si je suis plus proche je la déplace dans le sens inverse. Avoir ces repères en tête me permet de gagner énormément en réactivité. Je n’ai rien inventé, c’est une méthode appelée « zone focusing ». Elle est utilisée depuis une éternité par les photographes de rue.

Durant ces cinq jours je n’utiliserai quasiment pas le 50mm sur mon petit Pentax. Le 28mm est en fait une focale que j’apprécie beaucoup après réflexion. Effectivement, il ne comporte pas de déformations optiques comme pourrait avoir un 24mm. Et c’est une focale un peu moins « conventionnelle » que le 35mm. Il faut être très proche des gens pour composer des scènes, bien souvent à moins d’un mètre. Il faut être très proche des gens pour composer des scènes, bien souvent à moins d’un mètre. L’avantage d’utiliser un reflex argentique dans ce genre de la photographie réside principalement dans la compacité du boitier. Avec son objectif monté mon petit reflex argentique est 2 voir 3 moins imposant que mon Canon 5D avec 35mm f/1.4. Et puis l’objet en lui-même attire moins le regard (et les convoitises) que le matériel cité avant.

Le plus intéressant, photographiquement parlant du moins, durant ce voyage aura été les touristes. Rome est une ville très touristique, et la masse de visiteurs sont aussi là pour prendre des photos. Du coup c’est assez simple de se faufiler avec un appareil à la main. Bien souvent les gens ne se rendent pas compte que je les prends en photo et pensent que je fais comme eux des photos de vacances. Avec ma petite configuration, je suis aussi assez discret et réactif. Plusieurs fois par contre en intérieur la basse sensibilité de ma pellicule ne me permet pas d’avoir une vitesse suffisante et j’essaye de tourner ça à mon avantage en réalisant des flous de bougés plus ou moins réussis et élégants. Autre limitation le soir venu lorsque la lumière se raréfie, il m’est quasi impossible de réaliser des photos nettes. La prochaine fois, j’amènerai une pellicule plus sensible.

Enfin au rembobinage de la deuxième et dernière pellicule, j’ouvre le dos du boîtier trop tôt en pensant avoir fini de rembobiner. Et bien sûr cela « brûle » un peu la pellicule d’où les résultats que l’on peut voir ici dessous. Depuis je passe deux minutes de plus à rembobiner mes pellicules afin d’être sûr de ne plus reproduire la même erreur.

 

Au final j’ai beaucoup appris, encore, grâce à ce voyage avec mon reflex argentique sur ma pratique, mes besoins, et ce que je dois corriger. L’apprentissage est un peu plus long dans le temps avec le medium argentique (le temps de shooter, développer, scanner), mais comme beaucoup l’ont dit et le diront: C’est assez intéressant de prendre le temps entre la prise de vue et le fait de consulter les images.